Test de l’Inkling de Wakom : le stylo qui numérise ce que vous dessinez sur du papier [from Gizmodo]
January 27, 2012 at 01:27AMVoici un produit qui devrait intéresser les graphistes et dessinateurs en herbe. Il s’agit du stylo Inkling de Wacom (140€). L’Inkling s’adresse à tous ceux qui préfèrent dessiner avec un stylo bille sur du papier plutôt qu’avec une tablette graphique. Quand vous branchez l’Inkling sur votre ordinateur, vous avez votre dessin numérisé prêt à être exploité. Pas mal ! Mais ça, c’est… sur le papier. Alors, j’ai demandé à Olivier Huette, un talentueux illustrateur de livres pour enfants, de me faire part de ses impressions.
Tout d’abord, il faut savoir que Wacom est LE fabricant de tablettes graphiques. Wacom jouit d’une expérience et d’une notoriété incroyable dans le monde über-hype des graphistes. Leurs produits ont été maintes fois améliorés et perfectionnés au cours des années. Ainsi, quand Wacom décide de sortir un stylo numérique, il ne va pas se contenter de faire comme ses concurrents, il se doit de les dépasser.
Les éléments
Comme Wacom s’adresse principalement à des graphistes, il faut savoir leur parler. Du coup, côté design et ergonomie, ils ont fait très forts. Dans la boîte, un stylet, un récepteur, un câble USB, 4 recharges d’encre. Et le tout tient dans la poche.
Le design
L’emballage est très bien pensé. On peut par exemple insérer le stylo dans la charnière de la boîte ou encore, on peut recharger le récepteur et le stylo en même temps simplement en branchant le câble USB. Wacom a été excellent jusque dans les moindres détails. Par exemple, pour retirer la mine du stylo, ils ont aussi prévu un trou dans le boîtier (sous les mines, en bas à droite) qui permet de retirer la mine de l’Inkling d’un simple geste. Bref, c’est du grand art au niveau finition.
Utilisation
C’est hyper intuitif. Il suffit de placer le récepteur sur son carnet ou ses feuilles. Pour qu’il ne bouge pas, il y a une pince en dessous et d’appuyer sur le bouton marche. L’utilisateur peut alors dessiner avec le stylo. Pour créer un nouveau calque, il faut appuyer sur le 2e bouton du récepteur. Et on peut en créer autant qu’on veut. Pour créer une nouvelle page, il suffit d’éteindre le récepteur et de le rallumer ou plus naturellement de l’enlever de la page sur laquelle vous êtes en train de dessiner et de le repincer sur une nouvelle page. Il y a un capteur en dessous qui détecte quand la pince est ouverte.
Le dessin
Là, j’ai passé le relais à Olivier Huette. « Ici, on applique la technique du dessin au stylo bille. Ceux qui sont habitués au stylet ne verront pas de différence au niveau de la prise en main. La seule contrainte par rapport à un stylo bille normale, c’est qu’il ne faut pas bloquer le signal entre le stylo et le récepteur. Du coup, certains mouvements, ceux où on casse le poignet, sont proscrits. »
La comparaison
Cliquez sur l’image pour la voir en grand.
A gauche, c’est le dessin importé dans SketchManager. Les couleurs différentes montrent les calques. Au centre, c’est le dessin quand il est exporté sur Photoshop ou Illustrator. Et à droite, c’est le dessin tel qu’il était sur le papier.
L’avis d’Olivier Huette
« Le résultat est plutôt excellent. Tous les tracés sont vectorisés et il est possible de modifier le dessin très précisément. Par contre, on peut bien voir que les tracés légers apparaissent comme des traits épais. Lorsqu’on dessine, il faut savoir adapter sa technique à l’outil. Ici, nous n’avons pas tout à fait le même résultat qu’avec un dessin au stylo bille, il n’y a pas le grain, mais c’est quand même très satisfaisant. »
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De légers décalages
A droite, le dessin original sur le carnet de dessin. A gauche, le dessin importé.
« Là, sur cet exemple, on voit par exemple le trait du T-Shirt qui est légèrement décalé vers la gauche. Les yeux de l’abeille n’ont pas été pris en compte, et le ventre du dragon non plus. C’est un peu embêtant, surtout que je ne sais pas pourquoi c’est arrivé. J’ai fais d’autres dessins et je n’ai pas eu de problème. Peut-être que mon doigt était trop bas sur le stylet. »
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Des traits plus épais et des traits fins en moins
A gauche, le dessin importé dans SketchManager. A droite, le dessin sur le papier.
« Ici, on voit bien que certains traits fins n’ont pas été pris en compte. Et quand ils le sont, ils paraissent toujours plus épais que sur le dessin. Lorsqu’on importe le dessin dans SketchManager, on peut choisir l’épaisseur du trait. Mais, cela modifie l’épaisseur sur l’ensemble du dessin et ne va pas corriger l’épaisseur des traits les uns par rapport aux autres. »
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D’autres essais
« Là, j’ai testé un peu n’importe quoi. Par exemple, je suis parti 5 minutes et je suis revenu pour voir si je pouvais reprendre le dessin après un arrêt un peu long. La réponse est oui. On retrouve les problèmes de décalage que j’ai déjà évoqués, ainsi que les traits légers qui paraissent épais. Mais quand même, le texte est tout à fait lisible. »
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SketchManager
C’est le nom du logiciel d’Inkling. C’est une sorte de Bridge d’Adobe adapté aux besoins de l’Inkling de Wacom. SketchManager permet de visualiser les diverses pages enregistrées sur le récepteur de l’Inkling. On peut aussi attribuer une couleur à chaque calque et exporter d’un simple clic les pagessur Illustrator ou Photoshop. Il est très simple d’utilisation mais quand Olivier a voulu l’installer, il y a eu un conflit avec sa tablette Cintiq 12WX. Tous ses paramètres ont été effacés. Et surtout, le programme SketchManager se lance automatiquement au démarrage, même si on n’en pas pas besoin. Ceci étant dit, le support de Wacom a été très réactif et a trouvé une solution, mais celle-ci tenait plus du bricolage que de la correction.
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Conclusion
L’Inkling est un produit qui s’adresse avant tout à ceux qui veulent pouvoir dessiner quand ils sont loin de leur ordinateur et qui veulent une solution pour avoir leurs tracés vectorisés en quelques secondes quand ils rentrent chez eux. Comme pour chaque nouvel outil, il faut un temps d’adaptation et malgré quelques décalages et imprécisions, le résultat est à la hauteur des attentes d’un professionnel. Les images sont en 600dpi sur un format A4. Le seul point négatif à régler est le logiciel SketchManager. La plupart des graphistes qui achèteront l’Inklling ont certainement déjà un stylet ou une tablette graphique. Les conflits matériel entre 2 produits Wacom ne devraient pas se produire. Une simple mise à jour de la part de Wacom devrait résoudre ce problème, mais quand ?
Reconclusion : C’est un excellent produit qui vous procurera très peu de déception et un gain de temps appréciable. [Wacom]
Merci à Olivier Huette pour ses remarques. Allez voir son book d’illustrations et ses travaux en tant que maquettiste. En plus, c’est son anniversaire aujourd’hui
de Gizmodo http://bit.ly/xcvIyl